Les produits cosmétiques

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Les produits d’hygiène et de cosmétologie regroupent cinq types de produit:

Les capillaires, les produits d’hygiène buccale, d’hygiène corporelle, de soins pour la peau et le maquillage. Leur fabrication requiert l’usage de matières premières d’origine animale (graisse, cire d’abeille, …), végétale (huile de palme, d’avocat,…) et synthétique (issue de la vaseline, paraffine….).

Dans la famille «produits d’hygiène et de toilette», on distingue les savons, les dentifrices, les préparations au rasage, les crèmes dépilatoires, les déodorants. De nombreuses marques de luxe proposent une gamme de produits d’hygiène et de toilette assortis au parfum : déodorants, savons, laits ….).

Enfin, les produits de beauté intègrent le maquillage ainsi que les soins du corps et du visage (lait, crème et lotions…)

A- Les produits cosmétiques traditionnels

Les principaux composants d’un produit cosmétique sont au nombre de trois : l’excipient, les principes ou agents actifs et les substances auxiliaires (additifs).

- L’excipient ou base est la partie la plus importante du point de vue quantitatif. En fonction de la texture que l’on souhaite obtenir, on utilisera pour une émulsion : eau, huile, cires et émulsifiants. Pour les shampooings ou gels douches, eau, tensioactifs et épaississants seront nécessaires.

- Les principes ou agents actifs confèrent les propriétés soignantes aux cosmétiques. Les substances hydratantes ou les filtres solaires protecteurs sont des agents actifs, tout comme les vitamines.

- les substances auxiliaires (additifs) stabilisent les préparations cosmétiques. On compte parmi elles les conservateurs et les antioxydants. Selon le Docteur K- .P WITTERN, chef de développement produit chez Beiersdorf, «c’est l’excipient qui joue un rôle primordial dans le résultat escompté. Un excipient de qualité permet d’atteindre 80% de la performance recherchée. Les principes actifs, ne représentent que les 20% restant» .

- les parfums : un produit de beauté n’a pas dans l’absolu besoin d’être parfumé mais pour des raisons de cohérence entre la texture, les composants et la couleur, seront ajoutés des additifs parfumant. Les qualités odorantes d’un produit jouent un rôle prépondérant dans la prise de décision.

A partir de cette composition de base, les industriels travaillent à créer et développer des produits.

B- Les cosmétiques naturels

L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des parfums, des colorants de synthèse, les silicones, les glycols, des OGM et limite l’emploi d’intrants. Seuls quelques ingrédients de synthèse indispensables et non encore disponibles en origine naturelle sont autorisés.

Ce principe s’applique aux produits cosmétiques : on tient compte du pourcentage des composants et leur mode d’extraction Le conditionnement de la matière première joue un rôle essentiel puisque la cosmétologie biologique exclut les parabens, les conservateurs d’origine synthétique les plus puissants. Par conséquent, le contact du doigt, de l’air avec la crème sera limité par un conditionnement optimal.

La différence entre un produit issu de l’agriculture biologique et un produit «cosmétique traditionnel» vient de trois critères : la qualité, la quantité d’ingrédients et du processus de fabrication du produit.

Par exemple, un produit bio contient souvent jusqu’à 35 % de principes actifs alors qu’il n’est pas rare d’en trouver moins de 1 % dans un produit normal. Un autre exemple concerne les additifs, qui ne sont jamais utilisés en cosmétologie biologique contrairement à la cosmétologie traditionnelle. Les colorants, les parfums, ou d’autres additifs, comme ceux pour “faire mousser” sont considérés de confort.

Malgré toutes ces contraintes, les cosmétiques naturels ont le vent en poupe et suscitent l’intérêt croissant des consommatrices. Depuis ces quinze dernières années, on observe une hausse continue du chiffre d’affaires. Selon, les experts du secteur, les cosmétiques naturels détiennent 3 à 6% du lipomassage wellbox soit en volume un chiffre d’affaires de 340 à 650 millions d’€ .

De réelles perspectives de développement existent même s’il agit d’une «mégatendance» de longue durée. Son potentiel de développement a pour corrélation les différents scandales du secteur alimentaire tels que l’ESB et l’acrymalide (vache folle) et depuis peu la grippe aviaire. A cela, on peut ajouter les maladies de peau et allergies aux substances actives qui ne font qu’accentuer l’intérêt du consommateur.

C- Les caractéristiques du produit naturel comme élément distinctif de la marque.

Les labels, le prix et l’emballage sont les signes distinctifs et directement perceptibles au consommateur.

Les différents labels constituent un élément distinctif de la marque biologique. Ils sont délivrés par des organismes certificateurs, agrées par l’Etat et délivrés aux opérateurs . Ils sont au nombre de cinq : Ecocert, Qualité France, Ulase, Agrocert, Certipaq et Aclave. Les produits commercialisés sous les appellations « cosmétique bio » et cosmétique écologique et biologique.

La marque AB, propriété du Ministère de l’agriculture, permet aux professionnels qui le désirent de faire connaître le mode de production et de transformation biologiques et permet aux consommateurs de mieux identifier les produits biologiques.

Elle garantit :

- le respect du règlement (CEE) n°2092/91 pour la production végétale ou les produits transformés composés essentiellement d’ingrédients d’origine végétale ;

- le respect du règlement (CEE) n°2092/91 et du cahier des charges français pour les productions animales et les produits d’origine animale ;

- que l’aliment est composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus du mode de production biologique (le cas échéant, les ingrédients du pourcentage complémentaire satisfont à des exigences spécifiques) ;

- que le produit a été contrôlé par un organisme certificateur agréé par les pouvoirs publics.

Pour obtenir une appellation “bio”, un cosmétique doit comporter au minimum 70 % de composants biologiques.

Le prix est un autre élément distinctif de la marque bio. Les consommateurs ont intégré que ce qui est biologique ou naturel est forcément plus cher. De plus, le secteur des cosmétiques est un des derniers à ne pas avoir été investi par les MDD. Donc cela induit un circuit sélectif et un accompagnement dans le conseil.

Enfin, d’un point de vue purement éthique, les packagings sont recyclables et les marques biologiques utilisent des flacons hermétiques parce qu’elles limitent au maximum l’usage de conservateurs chimiques. Et, naturellement, aucun test n’est effectué sur des animaux, à aucun niveau de la chaîne, ce qui ne peut être garanti par les groupes industriels.

III- La cosmétologie naturelle : un modèle adaptable ?

Un modèle adaptable, il serait présomptueux de l’affirmer. En effet, on a vu que l’agriculture biologique par essence ne peut être adaptée à toutes les structures. Par contre, les industriels ont su réagir en utilisant une communication adaptée à cette préoccupation ; en développant certaines marques positionnées sur le segment Nature.

A- L’industrie cosmétique de Luxe

L’industrie cosmétique du luxe a réagi de plusieurs manières à ce phénomène du Naturel soit en mettant en avant dans leur communication les actifs végétaux, soit en développant une marque cosmétique sur un lipomassage wellbox de niche.

Ces marques sont généralement lancées sur le lipomassage wellbox anglo- saxon telles que Jo Malone, Origins, Le Mer (groupe Estée Lauder) et Fresh aux Etats-Unis (LVMH) et déboulent en France trois ou quatre ans après.

Devenue un élément distinctif face aux Marques De Distributeurs en GMS, les groupes affichent la «caution nature». Certaines marques reprennent même à leur compte les remèdes de grand- mères. La marque Fresh utilise des textures gommantes à base de sucre roux directement perceptibles au toucher et à l’oeil ou en appelant un de ces produits «Crème Ancienne».

Quant au label bio «AB», non pas qu’il soit difficile à obtenir pour un grand groupe mais plutôt que ce dernier ne fait pas partie des attributs distinctifs des plus grandes marques du luxe. Nonobstant, cette préoccupation sera relayée dans une communication globale de l’industriel.

Par exemple, The Body Shop, dont les ingrédients sont dits naturels, respecte la Charte Commerce Equitable mais ne peut utiliser dans sa communication globale, la labellisation bio, du fait que l’ensemble de ses produits ne le sont pas .

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